INTERPRETATION DE CONFERENCE

On a coutume de faire remonter l’interprétation de conférence dans sa pratique contemporaine au procès de Nuremberg de 1945-1946. Mais, de tous temps, les gens et les peuples de langues et de cultures différentes ont fait appel à un truchement pour communiquer et se comprendre.

Comme son nom l’indique, l’interprétation de conférence se pratique lors de sommets internationaux, de colloques professionnels, d’échanges bilatéraux ou multilatéraux entre chefs d’Etat, etc. Dans ces rencontres, les interprètes permettent aux interlocuteurs et aux publics, à défaut de s’entendre, au moins de prendre connaissance des messages de chacun.

Autrement dit, l’interprétation de conférence consiste à substituer « un discours de haut niveau formel et conceptuel dans une autre langue, dans son intégralité et en respectant le même niveau du discours » (Daniel Gile). L’interprète véhicule donc un discours s’inscrivant dans la situation de communication donnée (conférence, assemblée, rencontre officielle, etc.), avec la même rigueur, d’ailleurs, lorsque le niveau de langue du locuteur est inapproprié car sa tâche est de réduire la distance entre le locuteur et le récepteur, en utilisant un langage approprié.

Au 18 et 19è siècle, la langue officielle dans les échanges entre les organes internationaux était le français. L’anglais s’est ajouté au français lors de la création de la Société des Nations, en 1919. A cette époque, seule l’interprétation consécutive était pratiquée. Mais, dès qu’il y avait plus de 2 langues de travail dans ce type d’échanges, l’interprétation consécutive devenait laborieuse et rallongeait le temps des débats. C’est ainsi que l’interprétation simultanée connut ses premiers balbutiements avant la Première de Nuremberg, et plus précisément en 1934, lorsqu’André Kaminker interpréta en direct à la radio française un grand discours de Hitler.

Confusion autour d’un métier véritable

Les malentendus sont encore nombreux autour de cette profession. En français, par exemple, même sa dénomination prête parfois à discussion : dit-on “interprétation” ou “interprétariat” ? Le Robert admet le barbarisme “interprétariat”, en donnant l’exemple “école d’interprétariat”, mais aucun interprète professionnel ne parlera jamais d’interprétariat : leur métier, c’est l’interprétation.

Compétences de l’interprète de conférence

L’interprète « modèle » ne possède pas seulement une parfaite maîtrise de ses langues de travail : il doit aussi avoir un excellent niveau dans sa langue maternelle. Il doit donc avoir à la fois une compréhension immédiate de ses langues passives et une capacité d’expression affûtée dans sa propre langue. Du reste, on comprend aisément pourquoi ces connaissances linguistiques lui sont indispensables : l’interprète doit pouvoir comprendre le sens d’un discours prononcé à la vitesse moyenne de 150 mots/minute.

Autre critère essentiel, l’interprète doit avoir un bon niveau intellectuel. Il doit avoir une culture générale approfondie, avoir l’esprit vif et pouvoir penser comme les personnes qu’il interprétera.

Sur le plan humain, l’interprète doit être doté d’une grande capacité de concentration et de mémorisation, avoir une voix agréable et une élocution irréprochable, et posséder une bonne résistance physique et mentale. Il doit pouvoir faire preuve de tact et de souplesse, et avoir le sens du détail.

Enfin, l’interprète de conférence doit être disposé à voyager car son travail l’amène souvent à se déplacer hors du pays.

Rigueur et secret professionnel

Enfin, les conditions d’exercice de la profession d’interprète de conférence sont, dans l’ensemble, relativement souples. Un freelance est libre d’accepter ou de refuser un engagement ; un permanent n’est pas, normalement, astreint aux horaires administratifs. En revanche, il existe, dans tous les cas, une obligation de résultat, et donc une exigence de rigueur dans la transmission du message, mais aussi dans la pratique professionnelle quotidienne : un interprète de conférence n’est jamais en retard pour une réunion (même si les délégués le sont) et, surtout, rigueur absolue en matière de secret professionnel.

 

Source: Site de l’AIIC https://aiic.net/page/5868/l-interpretation-de-conference/lang/2

 

The Dream

Create the Highest, Grandest vision possible for your Life, Because you become what you believe. – Oprah WINFREY

Nous y voilà enfin!

Maintenant que je suis dans les conditions nécessaires à la réalisation de mon voeu le plus cher, ce Blog prendra petit-à-petit la direction que j’avais décidé de lui donner dès le départ. Ce post s’intitule “The Dream” mais je vais être plus précis, non ce n’est plus un simple rêve, c’est le plan pour mon avenir. Aujourd’hui je ne suis plus seulement Doriane l’étudiante en langues étrangères, je suis Doriane la future Interprète de Conférence…

JE vais vous raconter comment j’ai pris cette décision de devenir Interprète de Conférence. J’avais 16 ans à l’époque. JE venais de reprendre ma classe de 2nde et ma mère m’avait fait rentrer à Boulogne-Billancourt où elle vivait car depuis que nous étions arrivées en France, j’avais toujours vécue à l’Internat. J’ai vécu pendant 4 ans au Groupe Scolaire International Saint-Denis à Loches près de Tours où j’étais interne et le weekend je restais en famille d’accueil. Ensuite en 2nde je suis allée au Lycée Jeanne d’Arc à Angers où j’étais aussi interne et je vivais chez mon oncle le weekend.

J’ai toujours eu une scolarité un peu mouvementée, je n’étais pas vraiment heureuse, ce n’était pas simple. Partir de Côte d’Ivoire aussi jeune sans savoir ce qui nous attends vraiment, se retrouver chez des inconnus, s’adapter etc vraiment ça n’a pas été simple mais j’ai toujours fait de mon mieux et mon amour pour les langues a toujours été présent. JE n’étais pas la première de la classe dans toutes les matières mais en langues mon niveau a toujours été satisfaisant voire très satisfaisant. En effet, cela est dû au fait que j’ai commencé à voyager très tôt. D’abord au Ghana avec une amie de ma mère qui avait une fille d’à peu près mon âge. Le Ghana étant une ancienne colonie Britannique, les ghanéens parlent l’anglais, alors c’est de cette façon que j’ai commencé à développer des aptitudes linguistiques. J’y restais pendant l’été disons 2 mois à peu près, ce qui était déjà pas mal surtout que quand on est enfant on apprend beaucoup plus vite. A l’âge de 10 ans, mon père m’a fait partir en Angleterre. JE quittais l’Afrique pour la première fois. J’ai débarqué dans un camp de vacances ou Summer Camp à Norfolk. JE crois que l’école s’appelait Riddlesworth Hall Preparatory School, des années plus tard j’ai appris que Lady Diana Princesse de Galles avait été élève dans cette école. C’est une école qui accueille des filles (qui accueille maintenant des garçons) de l’âge de 2 ans à l’âge de 13 ans. L’été, elle se transformait en un camp de vacances pour l’apprentissage de l’anglais. J’ai passé plusieurs étés en Angleterre, près de 6 ans, la dernière année était en 2006 à Isle of Wight…

Bref tout ça pour dire que cet amour les langues à commencé il y a bien longtemps. Pour en revenir à la petite anecdote au lycée à Boulogne-Billancourt, j’avais reçu mon relevé de notes et c’était la catastrophe sauf en langues. En Anglais et en Espagnol tout se passait très bien, enfin pour tout ce qui était littéraire mais les notes restaient faibles. A cette époque je ne savais pas non plus ce que je voulais faire, j’avançais sans vraiment savoir et je n’avais pas non plus tellement confiance en moi ni en ce que je faisais. JE changeais beaucoup d’avis aussi tantôt je voulais être avocate, tantôt c’était travailler dans la mode etc je n’étais sûre de rien. Alors ma mère m’a demandé: “Mais qu’est-ce que tu veux faire?!”, je lui ai répondu “Mais je sais pas, je réfléchis encore”, je ne savais pas trop quoi répondre, je voyais bien qu’elle était déçue et impuissante. C’est là qu’elle m’a parlé de l’interprétation de conférence, “Ah, mais pourquoi tu ne deviendrais pas Interprète, tu as un bon niveau en langues et en plus tu as l’air d’aimer ça, il n’y a que là que tu as la moyenne de toute façon”. J’ai commencé à faire des recherches sur la question et plus j’avançais, plus je me disais que c’était trop difficile, surtout qu’à l’école faut le dire les professeurs ne nous aident pas! Quand tu as des notes basses dans certaines matières, ils ne pensent pas que tu es intelligent(e), ils te mettent carrément à l’écart et tuent tes rêves. Mais je suis quelqu’un de têtue, quand je veux quelque chose, peu importe le temps que ça va prendre, je fonce toujours dans sa direction, parfois tête baissée, parfois ça ne fonctionne pas mais je recommence et ainsi de suite.

10 ans plus tard, j’ai rencontré pas mal de difficultés et quelque part je me dis que je devais passer par ce chemin pour comprendre mon but dans la vie, pour être plus forte pour affronter ce grand rêve que j’ai. JE suis consciente que ça va être difficile, beaucoup de gens ne croient pas en moi et vous savez quoi? Cela n’a absolument aucune importance parce que moi j’y crois, j’y ai toujours cru malgré les moments de doutes que je peux avoir comme tout le monde, je ne me suis jamais dis que c’était impossible. J’ai traversé plusieurs épreuves qui me permettent aujourd’hui de me dire: JE PEUX LE FAIRE. J’ai mûri et je suis disposée à écouter mes professeurs, à me laisser enseigner, à travailler dur, à travailler chaque instant sans relâche même si cela veut dire faire certains sacrifices, je suis totalement prête. La morale de tout ça est que nos échecs sont nos plus grands alliés dans notre course vers le succès, il ne faut pas se décourager, même s’il faut recommencer depuis le début, il ne faut pas le voir comme une punition mais comme l’occasion de mieux faire, de s’améliorer et de revoir ce que nous avions manqués auparavant…

En un mot : FIGHTING

 

 

 

La Sombra del Viento

Barcelona,1945]. El pequeño Daniel Sempere llega a El Cementerio de los Libros Olvidados de la mano de su padre. Allí escoge un libro llamado La sombra del viento, escrito por Julián Carax, mientras crece e interesado en conocer más de este indescifrable autor, va investigando y descubre que todos sus libros han sido misteriosamente quemados por uno de los personajes del libro. La trama se desenvuelve en la embrujadora ciudad de Barcelona donde, junto a su nuevo amigo Fermín, intentará descubrir la verdad que envuelve a un enigmático ser que a toda costa intenta enterrar el pasado de Julián Carax. Una novela de suspenso que intenta mezclar lo real con la fantasía, el misterio con el amor. En el transcurso de la historia Daniel debe descubrir el misterio que rodea a Julián y todo lo que ello conllevará, aunque al intentar encontrar en el pasado pistas que le digan quién es el misterioso escritor, pueda correr peligro su vida…

The Interpreter

Qiao Fei, a university student majoring in French studies, has aspired to become a interpreter since she was young. While avoiding her ex-boyfriend Gao Jiaming, she chances upon Cheng Jiayang, a professional French interpreter. The next day, she finds out that Jia Yang is actually her examiner. Though the two start their mentorship on the wrong foot, Qiao Fei earns his praise when she continuously overcomes his challenges and the two slowly but surely develop feelings towards each other. When everything seems to be going smoothly, problems arise one after another. The reappearance of Jiaming causes misunderstandings and jealousy between Qiao Fei and Jiayang, and the two eventually break up. Qiao Fei leaves her hometown to further her studies in the French language, while Jiayang focuses on advancing his career. The two meet again after realizing their respective goals, and rekindle their love.

Une journée à Paris 1

« Qui regarde au fond de Paris a le vertige. Rien de plus fantasque, rien de plus tragique, rien de plus superbe »

Victor Hugo


Hôtel de Ville, Le Marais, Paris

06/08/2017

Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, Paris est une belle ville. Je ne peux pas vous dire que c’est la plus belle ville du Monde, ce serait mentir, je commence tout juste à voyager, j’en ai beaucoup d’autres à voir…

Je n’essaye pas d’écrire un récit sur Paris mais plutôt sur ce Dimanche assez spécial durant lequel j’ai encore appris une excellente leçon de vie. En effet, quand on ne se sent pas bien, quand on est triste ou déçu par quelque chose ou quelqu’un, on a tendance à se renfermer dans notre chambre et à broyer du noir. Dans mon cas, j’avais l’habitude de tout abandonner, de me mettre en colère et penser que je faisais du mal aux autres mais c’est à moi surtout que j’ai fait le plus de mal. Je ne vais pas rentrer dans les détails de ce qui m’avait mise hors de moi car c’est quelque chose de récurrent, ce que j’ai tendance à appeler de la “Sorcellerie”, c’est mental, une personne qui vous fait continuellement du mal, qui est dans l’erreur mais qui s’en fiche parfaitement de vous, qui est d’un égoïsme maladif. À cause de cette sorcellerie, j’ai passé 2 jours à me faire des tresses; tresses que j’aurai pu faire en une nuit ! Pour vous dire à quel point certaines personnes ont un impact sur vous et si vous les laissez faire, c’est vous le perdant à coup sûr.

J’ai terminé mes tresses le Dimanche vers 3h du matin. Après une bonne nuit de sommeil, je me suis préparée; comme il faisait beau (soleil au zénith et température allant jusqu’à 27°), j’ai porté une jupe en Pagne Baoulé (imprimé ethnique ivoirien cf photo) bien assortie à des sandales gladiators que j’avais trouvé à 5€ au Métro à Opéra, quelques perles et coquillages dans les cheveux et en accessoires, j’étais prête pour une journée des plus simple mais remplie d’aventures, au coeur de Paris.


Centre Georges Pompidou, Châtelet, Paris

Je me suis alors dirigée vers la capitale mais quel est le programme ? Nous sommes en été et qu’est-ce qu’il y a de mieux à faire que d’aller manger des moules/frites chez le célèbre restaurateur Belge Léon ?! Ahah en plus, depuis le début de l’été je n’en avais pas encore mangé voire même depuis plus d’un an ! Bref, je suis allée au Léon de République car c’est celui que je connais et il n’est pas loin du Marais où je devais rejoindre mes amis plus tard dans l’après-midi.

Quand je suis rentrée dans le restaurant, l’un des serveurs m’a demandée pourquoi j’étais venue déjeuner seule, je lui ai répondu “Parce que j’ai envie de manger des moules”. Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi je peux aller seule au restaurant, en voyage etc. C’est juste qu’il y a quelques années, j’avais peur de la solitude, j’avais tendance à penser que j’avais une famille, que j’étais entourée et soutenue mais c’était un bien beau rêve duquel je me suis réveillée il y a un an. J’en ai vécu des choses en essayant d’être entourée et d’avoir une famille, allant jusqu’à accepter l’inacceptable. Maintenant c’est terminé, c’est moi ou rien, je passe avant absolument tout et le reste je m’en fiche complètement, l’indifférence est ma clé vers un bonheur infini, et je vis ce bonheur depuis des mois et chaque minute de souffrance en valait la peine.

Revenons-en au restaurant ! Alors, il me tend le menu et là c’est l’excitation totale, j’ai clairement envie de tout avaler mais j’opte pour un menu Gourmand plat + dessert. Je choisis donc les moules au curry madras, un délice composé de moules, crème fraîche, vin blanc, curry madras avec des frites bien croustillantes, le tout accompagné d’une grande Affligem de 50cl (“Drink beer, save water”😉🍺)…

En dessert, la Gaufre d’Honoré a été votée à l’unanimité…

Après ce repas très copieux, je suis allée rejoindre des amis dans le Marais, le quartier que je préfère à Paris… On y trouve de tout : de très bons restaurants et bistrots français, des magasins connus et branchés mais aussi des friperies, maisons-mère du Vintage parisien/européen; sans oublier les restaurants japonais, les stands de Hot-Dog, les bars à Yogurt ou à Glaces. C’est l’un des quartiers les plus hype de la Capitale.

En dehors de toutes les activités citées plus hauts, le Marais c’est aussi beaucoup de librairies et de livres du Monde entier à des prix très attractifs. Ce que j’aime par-dessus tout c’est sillonner les rayons jusqu’à trouver la perle rare…

Mais mon activité préférée reste le shopping alors je vous présente K I L O S H O P, une frip’ en plein coeur du Marais où les vêtements sont vendus au Kg. C’est là que j’achète les pièces les plus rares de ma garde-robe. En ce moment, je cherche un Teddy (veste de baseball/football américain) pour l’automne. J’aimerai bien le trouver en blanc/violet/jaune. Il va falloir que je cherche un peu plus car au KiloShop du Marais n’en vend pas tellement. Il y en a plusieurs dans Paris, par exemple à St-Michel, dans le 16e aussi à la Muette, et ailleurs mais ceux-là sont ceux que je connais bien. J’ai pu m’acheter des converses à 14€, c’est une belle affaire mais j’aurai pu faire mieux ! Ahah la prochaine fois …


KILOSHOP, Le Marais, Paris

Morale de cette journée ?

Les amis sont la famille que nous choisissons. Je n’en ai pas énormément mais je sais que je peux compter sur eux pour me remonter le moral et toujours voir la vie du bon côté. Après cette journée, j’ai compris que c’est ma vie qui est en jeu. Je sais ce que je veux, ce n’est pas facile mais je le sais. Je sais aussi quel genre de personne j’ai envie de devenir et je ne vais pas laisser les mauvaises personnes au mauvais coeur et mal intentionnées venir tout gâcher encore une fois. Je choisis d’être heureuse désormais et je n’ai plus peur d’être seule, j’embrasse ma solitude et c’est comme ça que j’accomplirai beaucoup de choses ! 🙏🏾